RETOUR D’EXPÉRIENCE : RACONTE MOI TON EXAMEN DU CRFPA

Classé dans : Devenir avocat | 0

Comme vous, Jean, Paul et Alice (respectivement des IEJ de Lyon, Montpellier et de Paris II) avaient décidé de passé l’examen du CRFPA (qu’ils ont brillamment réussi).

Nous les avons interrogés afin qu’ils partagent leur expérience et vous délivrent de précieux conseils.

 

Pourquoi souhaites-tu être avocat ?

Jean : Contrairement à certains de mes amis, en arrivant à la fac je n’avais pas d’idée précise du métier que je souhaitais exercer. J’ai donc fait plusieurs stages et ceux en cabinet d’avocats m’ont permis de me rendre compte que c’est ce métier que je souhaitais exercer.

Paul : Pour être honnête, être avocat n’est pas mon premier choix. J’ai passé le CRFPA en 2013 à l’université Panthéon – Assas pour être sûr de ne pas me retrouver sans rien en cas d’échec aux différents concours administratifs que je souhaite passer.

Alice : Pour participer à l’Institution de la Justice, tout en restant libre. (Et aussi pour la robe  )

 

Comment as-tu choisi tes matières à l’examen ?

Alice : Je n’avais pas de connaissance approfondie dans l’une des procédures proposées à l’examen. J’ai tout de suite exclu la procédure administrative. Même si certaines personnes disaient que les notes étaient meilleures dans cette matière, je pense qu’il est dangereux pour un étudiant ayant une formation en droit privé la choisir. J’ai finalement décidé de passer la procédure pénale car cette matière est également utile pour le grand oral et permet donc de prendre un peu d’avance. En matière de spécialité écrite, mon choix s’est porté sur procédures collectives et sûretés. Ce n’est généralement pas une matière très prisée mais je l’avais beaucoup travaillé en master et je me sentais à l’aise. Je pense qu’il est important de choisir une matière que l’on apprécie car cela rend les révisions moins fastidieuses.

Jean  : Je pense qu’il faut avant tout être stratégique. Il est plus que recommandé de choisir des matières étudiées lors de nos années à la fac. La question qui se pose ensuite n’est pas de savoir quelles matières j’ai bien aimé pendant mes 4-5 années d’études pour les passer au CRFPA, mais plutôt quelles matières me permettront soit d’assurer une bonne note, soit de limiter la casse. Pour ma part, je m’étais renseigné sur les matières à éviter à l’écrit (comme le droit patrimonial en matière de spécialité, le programme est court donc les notations sont sévères à Assas). En ce qui concerne la procédure, j’ai choisi la procédure pénale car je savais que tout ce que j’allais apprendre me resservirait lors des révisions de mon grand oral notamment toutes les questions liées aux libertés fondamentales.

Pour les oraux, là encore il faut être stratégique. On peut se faire dispenser de deux matières mais en cas de dispense la note octroyée est de 10/20. Une seule dispense sur les deux matières me paraît être un bon compromis pour essayer d’avoir des points en plus.

Paul : A écouter les bruits de couloirs, il y a certaines matières à privilégier plutôt que d’autres. Je ne crois pas que cela soit juste, il faut choisir une matière avec laquelle on se sent à l’aise, peu importe si elle est choisie par le plus grand nombre.

 

Quand as-tu commencé tes révisions ?

Jean : J’ai choisi de consacrer l’année suivant mon Master 2 à la préparation de l’examen. J’ai trouvé un stage à mi-temps qui m’a permis de réviser tout au long de l’année. J’ai donc commencé mes révisions très tôt. J’ai suivi les cours et conférences de l’IEJ. En effet, je pense qu’il est important de cerner les attentes et les exigences des examinateurs. Avec du recul je suis contente de ce choix le stage m’a permis de ne pas être obnubilée par la préparation de l’examen.

Paul. : J’étais en Master 1 ainsi qu’à l’Institut de criminologie de Paris en 2012/2013, je n’ai donc pas eu beaucoup de temps pour préparer le CRFPA. Cependant, je me suis efforcé de faire le maximum de notes de synthèse proposées par l’IEJ pour connaitre leurs exigences. En conséquence, j’ai donc commencé à regarder l’actualité juridique dès la fin de l’année universitaire mais je me suis octroyé des vacances début juillet pour éviter d’exploser lors du marathon que représente le CRFPA. Ma prépa démarrait le 1er aout, soit 6 semaines avant les examens écrits, cela était largement suffisant. Si jamais on démarre trop tôt, trop fort, il est très difficile de maintenir le rythme jusqu’à la fin…

Alice. : Au printemps, en commençant par me plonger dans les cours et manuels, afin que les dernières semaines  soient exclusivement consacrées à l’actualité.

 

As-tu fait une prépa privée?

Jean. : Initialement, je pensais faire seulement une prépa pendant l’été. Entre mon stage et l’IEJ, je ne voulais pas suivre d’autres cours. Et puis lorsque je me suis renseignée j’ai préparé l’examen dans le cadre d’une prépa. J’ai toujours été autonome dans mes révisions et pouvoir travailler quand je le souhaitais me plaisait. J’ai également fait quelques examens blancs, notamment en note de synthèse. Au mois d’août le rythme est plus intensif mais cela permet de faire le point sur ces connaissances et surtout sur l’actu juste avant l’examen.

Paul. : Même si je pense qu’il n’est pas souhaitable de suivre des prépas privées lors des années universitaires, il n’en va pas de même pour la préparation du CRFPA. Sauf à avoir une année entière devant soi pour actualiser ses cours, s’entrainer régulièrement et suivre les cours de l’IEJ, une prépa privée semble être un bon choix. Personnellement j’ai choisi une prépa qui correspondait à mes attentes.

Alice. : J’ai choisi une prépa annuelle. Face à toutes les matières choisies, il est difficile de s’organiser seul dans ses révisions. La prépa à distance offre un planning indicatif détaillé pour nous aider à établir cette organisation, évitant de se retrouver dépourvu deux semaines avant l’examen.

Quels conseils peux-tu donner pour le Grand Oral ?

Alice. : Ah le Grand oral…. C’était vraiment l’épreuve que je redoutais. Si je devais donner des conseils, ce serait :

Faire des entraînements

Se faire à l’idée qu’on ne pourra jamais tout savoir Montrer qu’on est motivé !

Paul. : De mon point de vue il faut bien évidemment connaitre ses cours, être parfaitement au courant de l’actualité et des questions qui peuvent se poser en lien avec les droits et libertés fondamentales. Je pense qu’il faut également faire des simulations d’oraux blancs pour être au mieux le jour de l’épreuve et éliminer tous les tics liés au stress, s’y prendre à l’avance pour emprunter les différents codes et textes fondamentaux autorisés pour ne pas stresser inutilement les jours précédents l’oral. Personnellement j’ai regardé les sujets qui tombaient les jours précédents pour me faire une idée. Lors de cet oral, certes nos connaissances sont notées mais également notre capacité à rebondir (également en cas d’erreur), à argumenter ou à démontrer quelque chose. Le tout étant de faire en sorte que nos interlocuteurs puissent voir en nous l’avocat de demain…

Jean. : Prêter attention à l’actualité en générale, se faire à l’idée qu’il est impossible de tout savoir, et que nous sommes jugés sur nos facultés à réfléchir et à rebondir, s’exercer devant un jury blanc.

Laissez un commentaire